Sélectionner une page

Retranscription de l’épisode

Bonjour ! Je te souhaite la bienvenue dans Bien avec Soi, le podcast créé pour te permettre de passer d’une vie subie à une vie choisie, dans la pleine expression de ton potentiel et, surtout, en toute autonomie.

Je suis Marie Peyron, coach Pnliste certifiée, et dans ce quatrième épisode, je vais t’exposer une seconde idée qui, je pense va ébranler ta vision du monde en termes de relation et de communication.

 Ce que nous allons voir aujourd’hui va sûrement te secouer.

 

Mais je te promets que si tu prends la chose avec ouverture, objectivité et authenticité, tu vas vite te rendre compte du pouvoir qu’elle te donne ; et donc, plus largement, qu’elle donne à tes relations.

  

Ce deuxième prérequis est un prolongement du précédent, donc si tu n’as pas encore écouté le podcast n°3, la carte n’est pas le territoire, je t’invite à l’écouter avant de continuer celui-ci.

 

 Cette idée, la voici : une personne fait le meilleur choix parmi ceux qui lui paraissent possibles.

 En d’autres termes, derrière chaque action, quelle qu’elle soit, il y a une intention positive.

 

Même si, in fine, les conséquences de cet acte sont négatives.

 

Les comportements ne sont que les symptômes d’une cause, donc d’une intention positive, plus profonde.

 

Prenons l’exemple de la cigarette.
Le fumeur a beau savoir que se mettre à fumer est une hamartia, il s’y met quand même. Pourquoi ? Les raisons peuvent être multiples : ça peut être une façon de s’intégrer à un groupe, d’être reconnu ou encore de s’affirmer.

Bien sûr, c’est une intention positive qui, tout le monde le sait, lui compris, quelques temps plus tard, sera limitante, voire destructrice.

Mais l’intention première est positive.

 

Je te donne un autre exemple, un ado qui ne range pas sa chambre. Y en a partout, le linge sale traîne sur le sol, ses cahiers de cours sont étalés sur le bureau et sous le lit, peut-être même qu’une assiette sale est perchée on ne sait comment au coin de la table de nuit. Quelles raisons peuvent bien le pousser à rester vivre dans ce que tu considères être une porcherie ?

Peut-être que si on lui posait la question, cet.te ado nous répondrait simplement « pour faire râler mes parents ». Car oui, « faire râler ses parents » peut être une intention positive, car il est possible que cela lui permette d’attirer ton attention, de passer un moment avec toi, de recevoir de l’attention (car une marque de considération négative, c’est mieux que pas de considération du tout…), peut-être est-ce une façon pour lui de se positionner en tant que futur adulte, ou encore un moyen de transgresser les règles, de trouver sa place dans la famille ou de tester ses limites…

Une fois encore, ce que cet ado va récolter ne sera peut-être pas bénéfique, mais son intention de départ, elle, est positive et cherche à nourrir quelque chose d’important pour lui.

 

Même les actes les plus terribles sont commis pour nourrir positivement quelque chose d’important pour leurs auteurs.

 

Quelle que soit cette intention, qu’importe comment est-ce que toi tu perçois la chose, dans la carte du monde de ces personnes (le fumeur, l’ado ou l’auteur d’actes répréhensibles), ce comportement sert à quelque chose.

 

Chacun fait ses choix en fonction des compétences, des ressources, des outils dont il dispose à l’instant T, mais aussi de là où il en est dans son expérience de vie ou du cadre, du contexte dans lequel il se trouve.

 Il viendra un autre moment, avec l’expérience, où la personne pourra faire d’autres choix, en conscience, avec plus de recul, de connaissances et d’outils, bref… d’expérience.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que modèle du monde et comportements sont étroitement liés.

Cela peut nous aider à comprendre, par exemple, pourquoi certaines personnes continuent à souffrir ou à être angoissées, non parce que cela leur plaît d’aller mal, mais parce qu’elles font le meilleur choix parmi ceux dont elles sont conscientes, c’est-à-dire les meilleurs choix disponibles dans leur modèle du monde.

 

Et pour accéder à une compréhension de ce qu’ils cherchent et trouver une solution, une entente qui soit équilibrée et bénéfique pour tout le monde, il est intéressant de s’intéresser à la carte du monde de l’autre pour la comprendre.

Dans le cadre d’une relation, il est bien plus constructif de répondre à l’intention plutôt qu’à l’expression du comportement perçu comme problématique.


La question à se poser est : quelle pourrait être l’intention positive derrière le comportement de l’autre ou le mien ?

Pour finir, je tiens à être claire sur un point, comprendre que les actes d’une personne sont cohérents avec sa vision du monde n’implique pas pour autant que tout comportement soit moralement acceptable. 

Je ne suis pas en train de te dire qu’il faut tout accepter de l’autre.

Mais cela permet en revanche de comprendre et donc de l’aider à changer ses comportements inadéquats.

 

Il est impossible de changer un choix ou un comportement sans s’occuper de l’intention qui les soutient.

  

Et n’oublie pas que si ce podcast t’a plu, tu peux le partager à un proche qui peut en avoir besoin, tu peux également me noter avec 5 étoiles sur iTunes ou la plateforme de ton choix si cela t’a inspiré, et tu peux aussi me laisser un commentaire, je les lis tous et ça me fait toujours très plaisir. Pour plus d’inspiration, je t’invite à me rejoindre sur tous mes réseaux sociaux, comme Instagram, YouTube ou Facebook, sous le nom de Marie Peyron, et à partager tes publications avec l’hashtag #MPBienavecSoi.