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Retranscription de l’épisode

Bonjour ! Je te souhaite la bienvenue dans Bien avec Soi, le podcast créé pour te permettre de passer d’une vie subie à une vie choisie, dans la pleine expression de ton potentiel et, surtout, en toute autonomie.

Je suis Marie Peyron, coach Pnliste certifiée, et dans ce vingt-troisième épisode, nous allons voir ensemble comment changer le regard que l’on porte sur les notions de bien et de mal.

 

Plus j’avance dans mon développement personnel, plus j’accompagne, aussi, moins je crois à la vie en noir et blanc au profit des nuances.

Je crois de moins en moins à la séparation, pour croire de plus en plus à l’unité.

Alors bien sûr, ce que je te propose ici ce n’est pas la vérité, car la vérité réside en chacun et chacune d’entre nous, mais j’ai envie de te transmettre un regard, mon regard en l’occurrence, sur la vie et sur ce sujet plus particulièrement… donc ce que je te propose, c’est de t’ouvrir à ce regard juste le temps du podcast pour en saisir ce qui résonne en toi et laisser le reste cheminer ou non à l’intérieur de toi.

Je t’invite donc à sortir du premier degré pour simplement entendre un autre point de vue que le tien, un point de vue issue d’une expérience marquante et profonde, et qui a vraiment à cœur de te montrer un chemin possible vers la paix intérieure et la joie d’une vie libérée et équilibrée.

 

A mon sens, donc, la séparation n’existe pas.

J’ai envie de te citer ici une nouvelle fois cet adage évangélique que j’aime beaucoup qui dit que « Tout royaume divisé contre lui-même ne peut subsister ».

Cet adage est là pour nous rappeler que tout est à l’intérieur de nous et ne fait qu’un : nous, justement.

Le bien et le mal en font partie.

Se détourner de l’un au profit de l’autre, c’est se détourner d’une partie de soi-même et donc d’une partie de la vie et de l’expérience que nous avons à faire avec elle.

Le bien et le mal sont les deux faces d’une même pièce.

Ce qui veut dire que lorsque tu tiens le bien, dans tes mains, au même moment, tu tiens également le mal, c’est juste que tu tiens la pièce de façon à ne pas voir l’une ou l’autre de ces deux faces.

Du coup, indubitablement, dans le bien réside un peu de mal et dans le mal réside un peu de bien.

C’est à nouveau ce que nous enseigne le symbole du yin et du yang.

Il ne peut y avoir de lumière sans ténèbres.

Il n’est pas possible de créer quelque chose de nouveau sans détruire l’ancien.

Les deux doivent exister en harmonie et en équilibre.

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme !

Dans l’Ordre, il y a un grain de Chaos.

Sous-entendu : trop d’Ordre est chaotique, destructeur, ou que tout Ordre a un peu de Chaos inhérent à l’intérieur ; rien n’est parfait.

À l’intérieur du Chaos le plus profond, il y a toujours un peu de sagesse à trouver, ce qui suggère qu’il y a de la valeur à rechercher même si elle semble timide.

C’est la raison pour laquelle la réintégration de sa part d’ombre telle que je la propose dans mon programme d’accompagnement est si importante.

Car elle permet de reconnaître la présence de tout en soi, de l’accepter, de l’intégrer et de fusionner avec toutes les parties de soi pour accéder enfin à cette fameuse « meilleure version de soi-même ». Je mets des guillemets autour de cette expression car pour moi, la meilleure version de toi-même c’est Toi, dans ta complétude, en fait. C’est la version authentique, pleine et entière de toi.

Sans artefacts ni maquillage.

Bref, tout ça pour dire que le bien et le mal n’existent pas.

Ce ne sont rien de plus que des constructions sociales, un conditionnement dont le but est de nous faire marcher au pas et une vision subjective des circonstances.

La dualité existe pour et dans tout, dans chaque concept, dans chaque idée.

Prenons l’exemple de la technologie : elle peut être aussi bénéfique que meurtrière. On peut l’utiliser pour mettre fin à des maladies ou cartographier des génomes de maladies qui serviront d’armes biologiques.

On peut allumer un feu dans l’âtre de la cheminée pour réchauffer les siens, ou brûler des hectares de forêts pour faire du profit.

On peut utiliser une arme dans une pratique sportive, ou alors pour tuer.

Ces outils, au même titre que nos perceptions personnelles de ces concepts dualistes et opposés, ne sont rien d’autres que… des outils, justement… et, à mon sens, on ne peut pas baser la vie que nous expérimentons autour des outils que nous utilisons dans l’ignorance que des forces opposées existent en tant que force singulière, dont nous, en tant que sujets, définissons les aspects comme étant de telle ou telle manière mais qui ne le sont pas vraiment dans la « réalité ».

Ces forces et lois de la nature opèrent avec ou sans nos définitions d’elles.

De plus, nos intentions ont un effet considérable sur la petite tranche de réalité perceptible sur laquelle nous portons notre attention…

Par exemple, un acte malveillant sur une personne malveillante pour des raisons bienveillantes fait de cet acte un acte bienveillant ?

J’ai presque envie de pousser l’idée un peu plus loin en te disant que le « mal », entre guillemets, est naturellement nécessaire.

Dans la nature, on peut observer à quel point l’équilibre est nécessaire pour préserver la vie et son fonctionnement tels qu’ils sont. Et pour maintenir cet équilibre, le « mal » est nécessaire.

Dans le monde des félins, certaines mères mangent leurs petits lorsque ceux-ci sont trop faibles pour survivre.

Certains oiseaux poussent les œufs restants ou leur frères et sœur hors du nid pour avoir plus de nourriture.

L’araignée mange sa proie qu’elle a d’abord piégée et laissée étouffer dans sa toile.

Le python s’enroule autour de sa proie et attend patiemment de sentir le pouls qui s’arrête.

Il nous paraît insensé, très égocentrique de ruiner la toile de l’araignée ou de tenter de perturber le processus d’alimentation du serpent (ce qui, en plus pourrait être dangereux).

Plus proche de nous, encore, notre corps : lorsque vous êtes sous un soleil étouffant et que la température de votre corps augmente, on commence à transpirer pour se rafraîchir. Une fois qu’on s’est refroidi, notre corps cesse de produire de la sueur car elle n’est plus nécessaire. C’est ce qu’on appelle une boucle de rétroaction négative.

Un exemple de boucle de rétroaction positive dans la nature pourrait être celui de l’accouchement : lorsque la contraction se produit, l’ocytocine est libérée dans le corps, ce qui stimule davantage de contractions. Ainsi, le résultat est une amplitude et une fréquence accrues des contractions qui mène à l’accouchement.

Tout au long de notre évolution en tant qu’espèce, notre corps s’est adapté et perfectionné pour répondre à divers stimuli naturels, dans de nombreux cas par auto-préservation.

C’est ce qu’on appelle la loi d’homéostasie.

Chaque jour, nous sommes témoins, même de façon passive, du bien qui se transforme en mal (l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?) et du mal qui se transforme en bien.

Et nous en sommes autant les observateurs que les acteurs.

C’est en ça que notre rôle, à l’échelle individuelle, est d’atteindre un équilibre en nous-mêmes. Et pour atteindre cet équilibre, il est nécessaire de reconnaître nos parts d’ombre – qui symbolisent nos peurs, faiblesses, inhibitions, frustrations, castrations, désirs, idées, opinions ou talents refoulés ou encore nos fantasmes les plus intimes – et en l’embrassant comme une partie de Soi, comme faisant partie de la totalité de ce que nous sommes, au lieu d’essayer de lui échapper.

Par exemple, dans ma vie, ma part d’ombre incontrôlée peut se manifester par de l’égocentrisme, j’agis en me regardant le nombril, au point de ne plus écouter les autres.

Indéniablement, cette attitude finit par infliger des dommages émotionnels aux autres, plus de fois que je ne voudrais le reconnaître ; parfois par lâcheté en fuyant les gens, ou en laissant s’échapper des paroles qui peuvent être blessantes.

Je suis convaincue que toi aussi, tu peux penser à des exemples personnels de manifestations sombres de ton ego.

Je te pose la question : ton ego a-t-il déjà causé des problèmes, que ce soit aux autres ou bien à toi-même ? Cela a-t-il déjà abouti à des formes d’agression, dirigée contre vous-même ou envers les autres ?

Qu’en est-il de ta conception normale du bien ? Est-ce que tu t’es déjà considéré comme si important que n’avais que quelque chose à offrir, une forme de complexe de sauveur ou la croyance que ta merde pue moins que celle des autres ?

Il n’y a aucun jugement de ma part, dans ces questions, et je t’invite à y répondre avec la même attitude.

Elles sont là uniquement pour mettre en lumière que toi non plus, tu n’es pas parfait.

Et c’est génial ! Ça libère d’un poids énorme, non ?

Finalement, on peut considérer que le bien et le mal ne sont que le fruit de l’imagination de l’homme.

Ce sont des représentations souvent artistiques/théâtrales de ce qui nous apaise et de ce qui nous fait peur.

J’ai envie de te soumettre un ultime exemple, pour pousser encore un peu la réflexion, puis je m’arrêterai :

Imagine être pris en otage et vos ravisseurs insistent pour que tu choisisses entre tirer sur trois enfants ou sur un vieil homme. Si tu ne choisis pas, ils tueront les quatre.

Peut-être que tu es un « méchant » pour avoir choisi l’un ou l’autre, ou pour ne pas avoir fait de choix.

Mais peut-on réellement te blâmer alors que l’intention de tuer n’était pas présente ?

Voilà, je m’arrête ici et je te laisse à tes réflexions.

Je te remercie du fond du coeur d’être arrivée jusque-là.

Si ça t’a plu, n’hésite pas à me le faire savoir en mettant 5 étoiles sur iTunes, en commentant, ou en partageant cet épisode.

Si tu veux voir les notes du podcast, tu peux les trouver sur mariepeyron.com/podcast/p23.

Je t’embrasse, je te souhaite un excellent week-end et je te dis à la revoyure !