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Retranscription de l’épisode

Bonjour ! Je te souhaite la bienvenue dans Bien avec Soi, le podcast créé pour te permettre de passer d’une vie subie à une vie choisie, dans la pleine expression de ton potentiel et, surtout, en toute autonomie.

Je suis Marie Peyron, coach Pnliste certifiée, et dans ce dix-septième épisode, nous allons parler de comment maîtriser sa vie.

Alors, juste avant d’entrer dans le vif du sujet, sache que je viens de créer une formation qui est toute belle, toute propre, toute neuve, dans laquelle je te parle du nouveau modèle que j’ai créé, le modèle 3R, qui te permet de passer d’une vie subie à une vie choisie et d’expérimenter la joie et la liberté d’êtrte soi chaque jour de l’année, de manière ancrée et ce en 3 mois seulement.

Donc, si tu es intéressé.e, je t’en reparle un peu plus à la fin de l’épisode, et bien n’hésite pas à te référer au lien qui se trouve dans la description de ce podcast et ensuite tu pourras accéder, donc, à ce fameux contenu.

Je ferme la parenthèse ici, on entre dans le vif du sujet, donc Comment maîtriser sa vie ?

 

Pour cela, j’ai envie de te présenter un des outils les plus puissants qui m’a été enseigné et que j’utilise personnellement tous les jours : le modèle de Brooke Castillo.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je t’invite à avoir déjà écouté les épisodes 7 et 10 sur la neutralité des circonstances et les filtres de ta pensée.

 

Les notions abordées et détaillées dans ces deux épisodes rendront plus claire et plus simple l’utilisation de l’outil du jour.

 

Le sujet que l’on aborde aujourd’hui n’est pas une promesse en l’air, et est vraiment de l’ordre du super pouvoir : si tu comprends, intègres et implémentes les notions de cet épisode, ta vie peut vraiment prendre un nouveau tournant.

 

L’intérêt de ce modèle est de constater le lien qui existe entre tes pensées, tes émotions et tes actions (et donc tes résultats, à savoir qui tu es, ce que tu fais et ce que tu as).

 

Selon toi,

 

Qu’est-ce qui fait que tu es là où tu es aujourd’hui ?

 

Qu’est-ce qui fait que tu n’es pas là où tu voudrais être ?

 

 

Oui, dans les deux cas, c’est le même principe qui entre en jeu : la pensée.

 

« Au commencement était le verbe… » nous dit le prologue de l’Evangile selon St Jean.

 

Et bien c’est exactement de cela dont il s’agit ici : tout commence par une pensée.

 

Tout ce qui t’entoure, absolument tout, a d’abord vu le jour dans l’esprit de quelqu’un.

 

Ensuite, une série d’actions à été mise en œuvre pour matérialiser l’idée.

 

Donc ce que tu expérimentes, aujourd’hui, est le fruit de tes pensées d’hier.

 

Et ce que tu vivras demain sera le fruit de tes pensées d’aujourd’hui.

 

 

Donc l’objectif pour nous, aujourd’hui, au travers de ce podcast, c’est de comprendre comment est-ce que tu peux aller là où tu as envie d’aller.

Jusque-là, j’ai parlé de pensée, j’ai parlé de résultat… mais il manque un truc entre les deux.

 

Ce n’est pas parce que je visualise un nouvel objet qu’il se matérialise dans la seconde qui suit. Non, comme je te l’ai dit, la mise en place d’une série d’actions est nécessaire pour concrétiser l’idée.

 

Mais cette série d’action ne se met pas en place toute seule. Elle a besoin de carburant pour sa mise à feu. Ce carburant se trouve dans tes émotions.

 

Ce sont elles qui donnent l’impulsion à toutes nos actions (ou inactions, d’ailleurs).

 

Donc, si je résume : pour avoir un résultat, il est nécessaire d’avoir d’abord une pensée, qui va générer une émotion, qui fournit l’énergie nécessaire pour réaliser une action ou une inaction.

 

Ici, j’aborde cette notion au travers du modèle de Brooke Castillo, car elle reprend cette idée simple qui m’avait été enseignée lors de ma formation en PNL, mais c’est un principe qui se retrouve dans d’autres « domaines » comme la prière ou la loi d’attraction, par exemple.

 

Ce qui est top dans cette façon de l’aborder, donc par le modèle proposé par Brooke Castillo, c’est qu’il est possible de rendre l’idée concrète, presque cartésienne, mais aussi, et surtout, qu’il nous donne le pouvoir d’agir et de changer la résultante de cet enchaînement.

 

Ce modèle nous donne bien plus de pouvoir que le fait de laisser l’intégralité de notre existence entre les mains d’instances supérieures, une vie, finalement, sur laquelle on ne peut rien…

 

 

J’aimerais faire une petite parenthèse ici.

 

Comme son nom l’indique, ce modèle est un… modèle.

 

Ce qui signifie qu’il est là pour modéliser le fonctionnement de la cognition humaine, il le simplifie pour nous le rendre compréhensible, accessible… Mais est loin de reproduire l’intégralité des aspects de notre cognition.

 

C’est un outil, qui sert à rendre plus simple certains aspects de la vie.

 

 

Et qui est particulièrement simple à implémenter au quotidien.

 

C’est rapide, efficace et peut renverser une situation désagréable en quelques secondes.

 

 

Le modèle de Brooke Castillo se compose de 5 catégories :

  • Les CIRCONSTANCES (C) : ce sont les faits. Ce sont toutes les choses qui ne sont pas contrôlables, qui ne sont pas discutables, qui sont irréfutables. Une phrase formulée sans adjectif qualificatif. Là, je te renvoie à l’épisode 7 pour aller plus en profondeur sur le sujet.
  • Les PENSEES (P) : elles sont ton interprétation des circonstances. La suite de mots que toi et toi seul associes à ces circonstances. Ce sont ces phrases automatiques dont tu es convaincu de la véracité, qui te paraissent être la réalité.
  • Les EMOTIONS (E) : elles se traduisent en un mot et découlent directement de la pensée que tu as eue juste avant. Une émotion ne dure que quelques secondes. Si elle semble durer plus longtemps, c’est parce que ton mode de pensées la cultive et la maintien en vie. La rumination mentale est le déterminant clé de la durée de vie des émotions. Les émotions associées à des niveaux élevés de rumination dureront plus longtemps […] C’est cette pensée constante et répétitive qui influence sur l’expérience positive et/ou négative de tes émotions. Comme le dit l’adage : la douleur est inévitable, la souffrance est une option. Mais ce n’est pas le sujet… Une émotion se traduit donc par un mot.
  • Les ACTIONS (A) : la réaction, donc action ou inaction, que suscite ton état émotionnel décrit juste avant.
  • Les RESULTATS (R) : le résultat obtenu après avoir posé ton action. Ce qui est intéressant, c’est que ce résultat vient systématiquement confirmer ta pensée de départ ! C’est le concept même de ce que l’on nomme la prophétie auto-réalisatrice. Et c’est comme cela que l’on crée et renforce une croyance ! Et tes croyances conditionnent ta vie. Si tu veux en savoir plus sur le système de croyances, je te renvoie à l’épisode 2 du podcast.

 

Pour résumer, donc : il survient une circonstance face à laquelle nous développons une pensée. Cette pensée génère une émotion qui donne de l’élan à une action. Tout ceci menant à un résultat. Et ce résultat vient confirmer la pensée de départ.

 

Le postulat de Brooke Castillo repose sur le fait que tout ce qui survient dans ta vie, tu peux le mettre sur l’une de ces 5 lignes.

 

Si je te demande comment s’est passée ta journée ou comment est-ce que tu te sens ou encore où en es-tu dans ta relation avec untel ou unetelle, chacune des réponses possibles à ces question peut être associée à l’une de ces catégories.

 

Prenons 2 exemples.

 

Le premier concernant ta relation avec une personne extérieure.

 

Le second concernant ta relation à toi.

 

Premier exemple. Imagine que tu batailles avec ton enfant pour qu’il fasse ses devoirs. Il est sur sa console, te dit « oui, je m’y mets » mais lorsque tu remontes une heure après, il est toujours greffé à sa manette.

 

Sur la ligne « C » des circonstances, on peut mettre : « mon fils joue à la console au lieu de faire ses devoirs ». Pas d’adjectif, ni jugement ni opinion, n’importe qui observant la scène peut confirmer que c’est bel et bien le cas.

 

Sur la ligne « P » de la pensée, tu pourrais avoir quelque chose de l’ordre de « mon fils est un bon à rien, il n’arrivera à rien dans la vie en continuant comme ça. »

 

Suite à cette pensée, sur la ligne « E » des émotions, tu peux poser quelque chose comme l’inquiétude, la colère ou la peur.

Prenons la colère. Sur la ligne « A » de l’action, tu pourrais retrouver le fait de lui prendre la manette des mains et de couper le disjoncteur au niveau de sa chambre.

 

Le résultat de cette réaction, c’est un fils frustré, en colère… et une dispute qui commence. De ce fait, il n’est toujours pas en train de faire ses devoirs. Ce n’est donc pas de cette façon qu’il fera quelque chose de constructif de sa vie. Paf ! Retour à ta pensée de départ et renforcement de ta croyance à son égard !

 

 

Quel intérêt, ici, de faire appel au modèle de Brooke Castillo ?

 

Eh bien il peut être un formidable outil pour non seulement comprendre la situation dans son ensemble, mais aussi et surtout pour la changer.

 

Et là, je mets un holà tout de suite ! Si tu as pris connaissance de l’épisode 10 sur la neutralité des circonstances et que tu as compris ce que j’ai raconté jusqu’ici, tu sais qu’il est impossible de changer une circonstance.

 

Il t’est donc impossible de changer ton fils, ou qui que ce soit, d’ailleurs…

 

Or, on a tendance à se dire que ce qui ne va pas, c’est le fait que mon fils joue aux jeux-vidéos au lieu de faire ses devoirs. Mais le vrai problème, ce n’est pas ça. Le problème, c’est la pensée que tu as à l’égard de cette situation.

 

Ce que fait une personne, quelle qu’elle soit est une circonstance, par définition, tu ne peux rien y faire.

 

En revanche, tu peux modifier la pensée que tu as par rapport au fait que ton enfant joue à la console au lieu de faire ses devoirs.

 

Puisque si tu veux modifier le résultat (la dispute), il te faut modifier l’action qui génère ce résultat et donc l’émotion qui génère cette action et donc, pour finir, la pensée qui génère l’émotion.

 

Donc, si au moment où tu constates qu’une fois encore tu constates que ton fils joue à la console au lieu de faire ses devoirs tu te dis « il a vraiment l’air passionné et investi lorsqu’il joue », tu vas pouvoir générer du respect ou de l’enthousiasme à partir duquel tu vas lui demander « qu’est-ce qui te passionne autant dans les jeux-vidéos ? » le résultat sera que vous pourrez discuter sur sa réponse et élaborer une stratégie pour que ce qu’il aime dans le fait de jouer aux jeux-vidéos, il puisse le retrouver dans le fait de faire ses devoirs. Et là, TADAAAAA ! Il se met à faire ses devoirs !

 

Sûrement avec quelques difficultés parfois, car une habitude à la vie dure, mais vois-tu à quel point les deux situations sont différentes et ne débouchent pas du tout sur le même résultat pour une même circonstance, simplement en changeant une pensée ?

 

Tu as donc un exemple de ce que cela peut donner dans une relation avec une autre personne.

 

Voyons ce que cela peut donner dans ton interaction avec toi-même.

 

Prenons donc un second exemple. Imagine que tu aies envie de prendre l’habitude d’aller courir. Ça tombe bien ! Ta meilleure pote qui le fait régulièrement depuis plusieurs années te propose de l’accompagner ! Voici notre circonstance « Mon amie me propose d’aller courir ».

 

Si ta pensée est « je déteste courir, je ne suis pas faite pour ça, quelle idée elle a eue de me prendre au sérieux, franchement ? Me les cailler pour cracher mes poumons au bout de 2 minutes et avoir l’air d’avoir pris une mousson en pleine poire, non merci… »

 

Ton émotion serait sûrement de l’ordre du désespoir et du pas envie.

 

Du coup, ton action sera d’aller courir quand même, mais sans aucune volonté, en traînant des pieds.

 

Résultat, tu te tords la cheville au bout de 10 mètres. Ce qui confirme ta pensée selon laquelle courir, ce n’est pas fait pour toi.

 

Comment, alors, modifier ce chemin de réalisation à partir de la même circonstance ?

 

Peut-être que ta pensée pourrait être quelque chose du style : « Ah cool, c’est l’opportunité de m’y mettre vraiment ! En plus je vais passer un moment avec ma meilleure pote, ça va être super sympa ! »

 

Du coup, ton émotion serait l’enthousiasme.

 

L’action c’est que tu chausses tes baskets le sourire aux lèvres et te rends au point de rendez-vous le cœur vaillant et plein d’énergie.

 

Résultat, tu vas au bout du parcours et tu es fière de toi !

 

Dans ces deux exemples, je suis partie directement de la pensée, mais si cela est difficile pour toi d’imaginer ce que tu pourrais penser de différent, tu peux partir du résultat que tu voudrais atteindre, de l’action que tu souhaiterais poser ou de l’émotion que tu as envie de ressentir.

 

De cette façon, tu remontes le modèle jusqu’à identifier la pensée qui permettrait cela.

 

 

Une autre très belle utilisation que tu peux faire de ce modèle, puis je m’arrêterais là pour aujourd’hui, c’est de reprendre les deux questions que je t’ai posées en début d’épisode et de les mettre dans ce modèle.

 

Ces deux questions sont :

 

Qu’est-ce qui fait que tu es là où tu es aujourd’hui ?

 

Qu’est-ce qui fait que tu n’es pas là où tu voudrais être ?

 

 

Pour la première, tu peux commencer par le résultat, par exemple « je suis mère au foyer », « je suis en train de divorcer » ou « je suis chef d’entreprise » et remonter pour identifier ce qui t’a mené là où tu es en ce moment.

Pour la seconde, idem, commence par le résultat « ma carrière est un échec », « ma relation avec mes enfants est tendue » ou « mon entreprise prend l’eau ». Là aussi, remonte pour identifier ce qui t’a mené à vivre ces situations. Etonnement, ici, tu devrais te rendre compte que souvent, dans la ligne Action, c’est une inaction qui s’y trouve…

 

A toi de jouer, maintenant, pour aller vers ce qui t’inspire.

 

 

J’ai envie de finir cet épisode sur une citation du Dalaï Lama : « Celui qui maîtrise ses perceptions, maîtrise sa vie ».

 

 

Voilà ! Je m’arrête là pour aujourd’hui !

 

 

 

Comme d’habitude, n’hésite pas à ré-écouter cet épisode pour en saisir toutes les notions.

 

Si tu veux voir les notes du podcast, ce que je te conseille d’aller voir, car ce sera peut-être plus comestible avec les notes sous les yeux, ça se trouve sur mariepeyron.com/podcast/p17.

 

Parler de la formation Le nouveau modèle pour passer d’une vie subie à une vie choisie, expérimenter la joie et la liberté d’être Soi chaque jour de l’année de manière ancrée, en 3 mois seulement.