Sélectionner une page

Retranscription de l’épisode

Bonjour ! Je te souhaite la bienvenue dans Bien avec Soi, le podcast créé pour te permettre de passer d’une vie subie à une vie choisie, dans la pleine expression de ton potentiel et, surtout, en toute autonomie.

 

Je suis Marie Peyron, coach Pnliste certifiée, et dans ce treizième épisode, nous allons aborder le thème des besoins.

 

Avant de commencer, je tiens à t’inviter à profiter du calendrier de l’avent que je propose en ligne du 1er au 23 décembre 2020, sur Facebook et Instagram. Chaque soir, à 20h45, je te propose qu’on se retrouve en live pour aborder des sujets qui te permettront d’exploser ta prison intérieure et d’aborder 2021 en tant que capitaine de ton navire et non en tant que rameur en cale. J’ai un super cadeau à proposer aux participants, donc si tu souhaites en bénéficier aussi, n’hésite à me suivre sur Facebook et Instagram, les liens se trouvent en description de ce podcast.

 

Pour te permettre d’accéder à encore plus de valeur, sache que je t’offre 20% de remise sur mon accompagnement. Donc si tu hésitais à te lancer, c’est le moment ou jamais ! Tout est en description.

 

Revenons-en à tes besoins.

 

J’en parle souvent, dans mes différents contenus, mais il semble que ce ne soit pas forcément évident pour tout le monde, donc j’ai décidé de mettre fin au mystère ici, dans ce podcast.

 

Avant toute chose, je te propose que l’on distingue le besoin de l’envie et du désir. Ce sont bien trois choses différentes, donc je fais un petit aparté ici.

 

En préparant ce podcast, je me suis aperçue que l’approche que je te propose ici pour faire cette distinction est infusée de psychanalyse.

 

Donc je te fais part de mon point de vue sur le sujet, mais n’oublie pas de garder l’esprit ouvert et de ne pas considérer (tout de suite) que ce que je te livre là est parole d’évangile.

 

D’ailleurs, dis-moi en commentaire quelle est pour toi la différence entre le besoin, le désir et l’envie.

 

 

Bien ! Commençons par l’envie et le désir qui, à mon sens, sont très liés.

 

Pour moi, l’envie est une intention consciente. Nous savons, la plupart du temps, ce dont nous avons envie.
Ce dont nous avons réellement envie est déjà plus inconscient et se rapproche, dans sa définition, de celle du désir.

 

Désir : Le désir, lui, relève plus de l’inconscient. C’est l’envie réelle qui peut se cacher derrière l’envie consciente.
Par exemple, si tu as le désir d’être parent, mais que, au plus profond de toi, tu as peur de ne pas en être capable, pour chasser cette difficulté face à ce que tu désires, tu décrètes que tu ne désires pas avoir d’enfants. C’est ainsi que Tu te retrouves à dire consciemment que tu n’as pas envie d’avoir des enfants.

 

Le désir, l’envie réelle sont « refoulés » dans l’inconscient, au profit de l’envie consciente pour mettre fin à une souffrance.

 

Pour t’éclairer encore un peu et aller plus loin, j’ai envie de te dire qu’ici, il s’agit de suivre une idée depuis longtemps développée par des philosophes comme Spinoza : « Le désir est l’humanité même. L’homme est par nature une puissance d’exister, un mouvement pour persévérer dans l’être c’est-à-dire pour exister encore et toujours plus. Toute existence est conatus, c’est-à-dire un effort pour persévérer dans l’être. » Le conatus au sens spinoziste est une force qui s’affirme et poursuit son propre accroissement parce que celui-ci est vécu comme joie et est donc une tendance à persévérer dans l’existence.

 

La conservation, voir même l’augmentation de ta puissance d’être est donc très liée à la satisfaction, juste bien sûr, de tes désirs.

 
Une autre façon d’aborder le désir pourrait être de considérer que vivre, c’est aller au-delà de ses besoins vitaux fondamentaux, dont on va parler juste après. Il vient donc de nos aspirations profondes, très en lien avec nos besoins, souvent appelé pour basculer du vide au plein, du manque à l’abondance (je peux faire appel à mes désirs pour combler mes besoins).

 

 

C’est un sujet qui me passionne et je pourrais en parler pendant des heures, donc je m’arrête là pour ce qui est du désir pour m’orienter enfin vers le sujet du jour : les besoins.

 

 

Les besoins, quant à eux, sont une exigence de la vie. D’après le Petit Robert 2016, un besoin est une exigence née d’un sentiment de manque, de privation de quelque chose qui est nécessaires à l’existence.

 

Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité.

 

Pour combler un besoin, on peut faire appel à la fois à des solutions fonctionnelles basiques et à des solutions plus élaborées.

 

Un besoin non satisfait génère des émotions désagréables qui se manifestent de plus en plus fort jusqu’à ce que tu l’identifies et y répondes.

 

C’est pour cela que, souvent, lorsque je parle d’émotions désagréables comme la colère, la tristesse, la frustration, etc. je te dis d’être à l’écoute du besoin qui se cache derrière et qui n’est pas nourri. Chaque émotion est un message envoyé par tes besoins.

 

Par exemple, la joie signifie que tes besoins sont satisfaits. La tristesse pointe une absence de lien avec quelque chose ou quelqu’un. Etc.

 

Le symptôme relatif à un besoin non comblé est un inconfort physique et/ou émotionnel.

Pyramide de Maslow

 

Alors, je vais bien sûr te parler de la pyramide de Maslow… quand on parle de besoin, c’est assez difficile d’y échapper…

 

Abraham Maslow est un psychologue américain qui s’est intéressé à ce qui motive les êtres humains. Dans le cadre de cette recherche, il a proposé que les besoins humains puissent être organisés de manière hiérarchique, et c’est ainsi qu’à vu le jour la fameuse pyramide de Maslow.

 

La pyramide de Maslow est constituée de deux blocs : le bloc des besoins élémentaires, et le bloc des besoins d’accomplissement.

 

Dans le bloc des besoins élémentaires, on retrouve les catégories de besoins dits physiologiques (boire, manger, dormir, homéostase, excrétion…) puis, au-dessus, les besoins relatifs à la sécurité (environnement sûr et prévisible tant au niveau du corps, que de l’emploi, de la morale, de la santé, de la famille, etc.).

 

Mais comme ici, ce qui nous intéresse ce n’est pas de trouver de la nourriture, mais bien de trouver un sens à sa vie, ce n’est donc pas sur cela que l’on va porter notre attention aujourd’hui.

 

Ce qui va nous intéresser se trouve donc dans le second bloc.

 

Dans le bloc des besoins d’accomplissement, on retrouve trois étages, le premier étage qui constitue donc le troisième de la pyramide, c’est le besoin social, le besoin d’appartenance (se sentir aimé et accepté, dans le couple, la famille et les amis. Besoin de faire partie d’un groupe).

 

Juste au-dessus se trouve la catégorie des besoins d’estime (se sentir bien dans sa peau en ayant confiance en soi et en étant valorisé par les autres).

 

Enfin, au sommet de la pyramide, on retrouve le besoin de réalisation de soi (sentiment d’épanouissement ou sentiment que nous vivons à la hauteur de notre potentiel. Elle est unique et différente pour chacun).

 

 

Alors, avant de continuer et de te donner l’exercice, je crois qu’il est important d’apporter quelques précisions. Le concept de Maslow étant présenté sous forme de pyramide, il peut être soumis à une interprétation conduite par au moins deux biais :

 

Le premier, sous-entend que chaque étage de la pyramide doit être satisfait à 100 % pour pouvoir accéder à l’étage supérieur.

 

Le second, serait que l’ordre des besoins est exactement le même pour tous les individus.

 

Ces différentes représentations ne sont pas conformes à l’idée que s’en faisait Maslow. Pour lui, les besoins se présentent au gré des expériences et nous essayons de les combler le mieux possible à chaque instant.

 

L’ordre de la pyramide, et la taille de chaque étage sont donc fluctuants et peuvent différer selon les personnes et les circonstances.

 

On a donc plus à faire à une pyramide conçue par Numérobis que par un architecte décent.

 

Donc, une fois encore, reste ouvert à toutes les possibilités que ce schéma te propose, en ne t’arrêtant pas à une lecture unique, étroite et rigide de cette pyramide.

 

 

Que faire de tout ça, maintenant ?

 

On va s’intéresser aux trois étages supérieurs de la pyramide :

  • Social : appartenance et amour, faire partie d’un groupe, recevoir de l’affection
  • Estime : Confiance en soi, respect, reconnaissance et appréciation des autres
  • Réalisation de soi : Développement de son potentiel, affirmation de son unicité

 

En effet, pas besoin de faire une introspection poussée pour comprendre que si vous n’êtes pas en sécurité sous un toit et que vous n’avez pas de quoi manger ce soir car le frigo est vide, il est urgent d’agir pour remédier à la situation sous peine de passer l’arme à gauche.

 

Quoi que Ex moi vivant dehors. J’étais tellement loin de moi que je n’avais aucune idée de quoi construire, ni où, ni quand, ni comment, ni avec qui. Donc dès que j’avais un peu d’argent, je le mettais dans des formations me permettant d’apprendre à mieux me connaître et me comprendre, avant même de chercher un appartement. Mais après avoir mangé et dormi, bien sûr. Donc tu vois, c’est vraiment en fonction de chacun.

 

 

Donc, l’application que je te propose est la suivante :

  • Lister tes besoins, pour chaque étage. Si tu ne sais pas mettre de mots sur tes besoins, tu peux trouver plein de listes non exhaustives sur le net pour t’y aider.
  • Les évaluer un par un : Mon besoin est-il ?
    1. Globalement satisfait. Peut-être cela pourrait-il être mieux, mais déjà je suis plutôt satisfait de ce que j’obtiens.
    2. En cours de satisfaction, je sens des avancées par rapport à ce que je crois nécessaire d’obtenir.
    3. À satisfaire. Soit tout est à faire, soit j’ai déjà prévu d’aller en ce sens, mais il ne s’est encore rien passé.
  • Détailler tes besoins :
    1. Pour les besoins globalement satisfaits : qu’est-ce que je fais, concrètement, pour que ce besoin soit comblé ? Note précisément ce que tu fais, quand tu le fais et à quelle fréquence tu le fais (quelle quantité en fait…). Prends la mesure des efforts que cela te demande et ajuste si cela est inconfortable.
    2. Pour les besoins en cours de satisfaction : réfère-toi à ce que tu fais déjà pour combler les besoins qui le sont, que peux-tu scaler ? Comment sauras-tu que tu as satisfait ce besoin ? Quand veux-tu voir ce besoin satisfait ? L’action engagée est-elle suffisante pour atteindre ces objectifs ?
    3. Pour les besoins non satisfaits : demande-toi quelle activité pourrait t’aider à le satisfaire ? Avec qui discuter d’un projet pour le remplir afin de la préciser ? Que veux-tu voir de différent chez toi dans une semaine, un mois, trois mois ?
  • Gare aux pièges !
    1. Tout en faisant attention aux discours de l’ego. Si tu n’es pas habitué.e au développement personnel et donc à l’introspection, il est probable que tu te laisses guider par ton ego, qui ne te veut que du bien mais à tendance à exagérer pour te garder en sécurité en barrant la route à ta créativité, il surestime complètement ton besoin de sécurité.
    2. Mais aussi à tes croyances. Tourner en boucle sur faire ceci est bien et faire cela est mal. Ces diktats qui reviennent en boucle dans ta tête, t’empêchent d’être vraiment toi-même. Tu risques alors de réaliser des actions qui te paraissent utiles et bonnes, mais qui ne vous nourrissent pas.

 

 

Pour finir…

 

Tu peux pousser l’exercice plus loin en faisant le lien avec la pyramide des niveaux logiques (qui a également 5 étages, comme par hasard…) si tu veux rester dans un alignement connu, maîtrisé et qui est vraiment le tien. Si tu ne vois pas de quoi je parle, je te renvoie à l’épisode 9 du podcast dans lequel je te présente les Niveaux logiques.

 

Bref ! Je m’arrête là pour aujourd’hui.

 

Comme d’habitude, n’hésite pas à ré-écouter cet épisode pour en saisir toutes les notions.

 

Si tu veux voir les notes du podcast, ce que je te conseille d’aller voir, car ce sera peut-être plus comestible avec les notes sous les yeux, ça se trouve sur mariepeyron.com/podcast/p13.

 

Je te remercie d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Sache que si tu ressens l’envie d’aller plus loin, et que tu souhaites un accompagnement dans ton travail, tu as la possibilité de venir vers moi pour un coaching individualisé dans lequel je t’accompagnerais personnellement, donc si tu es intéressé par ça, n’hésite pas à aller voir sur mariepeyron.com, dans la rubrique coaching. Et si tu as envie de te lancer dans un coaching, ce qui va se passer, c’est que on va d’abord convenir d’un premier rendez-vous, durant lequel on va se voir en séance individuelle et qui sera gratuit, qui nous permettra de savoir si effectivement on peut travailler ensemble et si je peux t’accompagner dans la réalisation de ton objectif.

 

Donc si ça t’intéresse je te donne rendez-vous tout de suite sur mariepeyron.com, le lien se trouve dans la description.

 

Je t’embrasse, je te souhaite un excellent week-end et je te dis à la semaine prochaine.